La transition agro écologique vise à guider les secteurs agricoles et agroalimentaires vers des pratiques plus durables, responsables et respectueuses de la biodiversité et du climat.
L’agroécologie n’est pas un mode de production, mais un ensemble de pratiques agricoles fondées sur les principes de l’écologie et de l’agronomie, cherchant à respecter et à s’inspirer des écosystèmes naturels.
Elle s’applique à toutes les formes de production, bio ou conventionnelles, et vise à renforcer la résilience environnementale tout en maintenant ou augmentant les rendements et la qualité des productions, comme les vergers et pruneaux.
Le projet Terramorph’Ose, lancé par la coopérative France Prune, vise à renforcer la transition agroécologique des vergers sur le long terme.
S’inscrivant dans la continuité de la démarche Metamorph’Ose, il cherche à amplifier les pratiques existantes en matière de performance économique et environnementale, en facilitant la formation des producteurs et les investissements nécessaires.
Par la formation et l’accompagnement technique
La formation sur la vie du sol est essentielle, car le sol joue un rôle clé dans le développement des racines, assurant l’accès des arbres à l’eau et aux nutriments, surtout face au changement climatique. Comprendre la fertilité du sol aide à valoriser des pratiques comme les apports de matières organiques, les couverts végétaux, l’enherbement ou la décompaction, qui favorisent sa santé et sa résilience.
Se former sur la biodiversité permet de mieux intégrer les insectes auxiliaires, tels que les syrphes et carabes, qui régulent naturellement les populations de ravageurs dans les vergers de pruniers d’Ente. Leur préservation devient essentielle face à la réduction des insecticides de synthèse. Cela implique de repenser le verger dans son ensemble pour favoriser leur présence tout au long de la saison, en leur fournissant des ressources adaptées et en adoptant des pratiques qui les protègent sans affecter les rendements.
Par un aménagement adapté du verger pour favoriser la biodiversité
Investir dans les haies autour ou à l’intérieur des vergers renforce leur résilience sanitaire et climatique. Les haies favorisent la biodiversité en servant de corridors écologiques pour les espèces utiles (oiseaux, chauves-souris, insectes auxiliaires), protègent le verger des vents violents et isolent des parcelles voisines. Elles jouent aussi un rôle crucial face au changement climatique, en limitant les risques de gel, en contrôlant les flux d’eau, et en créant un microclimat favorable. De plus, elles offrent une ressource valorisable en bois (plaquettes, BRF, etc.).
Installer des nichoirs dans les vergers favorise les espèces insectivores cavernicoles, comme les mésanges et chauves-souris, qui régulent efficacement les ravageurs. Ces espèces, ayant besoin de cavités souvent absentes des vergers, trouvent refuge dans les nichoirs. Les études montrent leur efficacité : un couple de mésanges peut consommer jusqu’à 54 000 insectes en une saison, et une chauve-souris jusqu’à 3 000 par nuit. Cette pratique s’appuie sur des données scientifiques solides (INRAE, CTIFL)
Par l’utilisation d’intrants agroécologiques
Semer des couverts végétaux dans les vergers améliore la structure du sol, favorise l’infiltration de l’eau, attire les auxiliaires, limite les adventices et enrichit le sol en matière organique. Cela fournit également au prunier des minéraux essentiels à sa croissance. Le choix des couverts (engrais verts, bandes fleuries, etc.) et leur emplacement (rang, inter-rang, bordures) dépendent des objectifs visés. Les formations permettent d’optimiser leur intégration en abordant le choix des mélanges, leur implantation, gestion et destruction.